Les années du cheval dans le calendrier chinois
Le cycle astrologique chinois fait revenir l’année du cheval tous les douze ans. Les personnes nées en 1930, 1942, 1954, 1966, 1978, 1990, 2002, 2014 ou 2026 appartiennent à ce signe.
Chaque occurrence du cheval se combine avec l’un des cinq éléments de la cosmologie chinoise. Cette association crée des nuances dans le caractère et les prévisions astrologiques. Le cheval de métal (1930, 1990) développe une détermination accrue, tandis que le cheval d’eau (1942, 2002) manifeste plus de sensibilité émotionnelle. Le cheval de bois (1954, 2014) exprime sa créativité avec générosité.
Le cheval de feu mérite une attention particulière dans l’horoscope chinois. Cette combinaison exceptionnelle revient tous les soixante ans et marque profondément les sociétés asiatiques. L’occurrence de 1966 s’est accompagnée d’une baisse notable des naissances féminines en Chine et au Japon, révélant l’influence culturelle persistante de ces croyances astrologiques.
Voici ce que nous dit journal du Japon sur le cheval
Le cheval, monture sacrée des kami
Dans les sanctuaires shintô, il n’est pas rare de voir des représentations d’animaux et le cheval a une place de choix car dans la religion autochtone, l’animal est la monture sacrée des kami, divinités indigènes de l’archipel nippon. Durant l’époque de Nara (710-794), selon la tradition du shinme (神馬 « cheval sacré »), des chevaux étaient offerts aux sanctuaires en guise d’offrandes votives pour obtenir des dieux la pluie ou le beau temps.
Les chevaux vivants étant très coûteux, les fidèles se sont mis à offrir progressivement des représentations de l’animal sacré sous forme de sculpture ou de peinture sur des plaques de bois — les fameuses ema (絵馬 « images de chevaux ») — souvenirs des sanctuaires, où l’on note sa prière dessus. Aujourd’hui, rares sont les sanctuaires à perpétuer la tradition des chevaux vivants et on trouve le plus souvent des statues de cheval en bronze à la place.
Les bushi, cavaliers archers et le tir à l’arc à cheval rituel yabusame
Quand on parle de cheval au Japon, vient sans doute directement en tête l’image du samouraï sur sa monture. Avant d’être appelé samurai (侍), pour parler de la classe guerrière, on utilisait le terme bushi (武士). Ces « guerriers gentilshommes » sont représentés sur de nombreuses estampes ukiyo-e. Si la paire de sabres traditionnels (katana et wakizashi) symbolise les samouraïs de l’ère féodale, l’arme principale des bushi était l’arc yumi. Aujourd’hui, cette tradition militaire n’est pas perdue avec la pratique du yabusame, tir à l’arc à cheval rituel pratiqué lors de cérémonies religieuses dans des sanctuaires shintô.
